mardi 16 août 2011

Blois : Feu au 15ème étage.

Ce que les flammes ont commencé, les fumées l’ont terminé. C’était hier, au 15e étage de la tour Gerbault. Où quatre personnes ont été intoxiquées.

Il n’est pas encore 14 h quand de nombreux appels convergent vers le centre opérationnel d’incendie et de secours (le 18). Il y a le feu au dernier étage d’une tour qui en compte quinze, rue Alain-Gerbault à Blois.

De nombreux moyens sont dirigés sur place, à commencer par les sapeurs-pompiers : un fourgon-pompe tonne, un camion-échelle, trois ambulances, une infirmière, un chef de groupe (le major Christian Beauné) et un chef de colonne (le capitaine Jean-Philippe Racine). Ils sont rapidement rejoints par les services de police et ceux d’ErDF-GrDF, puis par l’adjointe de permanence, Sylvie Bordier.
Du sommet de la tour s’échappent – visibles depuis le rond-point Médicis, à plusieurs centaines de mètres – d’abord des flammes puis des fumées, quand les pompiers mettent leur lance en action. Quinze étages par les escaliers pour parvenir dans la fournaise et les nuages de fumée noire. Les occupants sont évacués et pris en charges par les équipes au pied de la tour.
Les cinq personnes qui vivent à l’intérieur de l’appartement où le feu s’est déclaré sont sauves, mêmes si certaines ont été légèrement intoxiquées par les fumées. Beaucoup d’émoi dans le quartier, où l’on s’enquiert des possibles occupants restés muets aux appels des secours.

Une famille relogéeUne heure plus tard, le foyer abondamment noyé et le gaz et l’électricité coupés, le déblaiement peut commencer. Si les flammes en elles-mêmes n’ont pas fait – relativement – trop de dégâts, l’épaisse fumée a causé beaucoup de dommages. « On voit bien la partie supérieure des pièces ou la fumée – qui a pu atteindre 600 °C – a tout ravagé », détaille le capitaine Racine.
Tandis que tout là-haut, les hommes s’affairent toujours, en bas, Sylvie Bordier s’enquiert des besoins de relogement. A priori, seuls les locataires de l’appartement détruit sont concernés… Leurs voisins, eux, pourront regagner leur domicile quand tout danger sera définitivement écarté. Mais ils garderont, longtemps encore après que l’odeur âcre caractéristique aura disparu, le souvenir d’un 15 août particulièrement agité.

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