Grosse frayeur, hier matin, aux alentours de 10 heures, à l'hôpital d'instruction des armées (HIA) de Sainte-Anne. Dans des circonstances encore mal définies, un feu de véhicule, stationné au niveau moins cinq du parc souterrain, dédié aux visiteurs s'est déclaré. Il s'est rapidement propagé à deux autres véhicules garés à proximité.
Le parc, étant situé sous le parvis d'accès de l'établissement, l'important panache de fumée toxique qui s'est extrait des conduites d'évacuation, n'a, en aucun cas, touché le bâtiment hospitalier.
Aucune évacuation
De fait, aucune évacuation de l'hôpital n'a été nécessaire. « L'activité hospitalière n'a pas été perturbée, et reste inchangée »,précisait, hier midi, le médecin général inspecteur, Sylvie Faucompret, médecin chef de l'HIA de Sainte-Anne. Malgré l'épaisse fumée toxique, associée à une chaleur intense, qui a envahi, « en moins de deux minutes », selon un expert militaire, l'espace confiné du parc souterrain étalé sur six niveaux, aucun blessé n'était, heureusement, à déplorer. Le système de ventilation et d'extraction des fumées a parfaitement fonctionné. Ce qui a aidé les secours dans leur progression dans la zone sinistrée. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers des casernes de Toulon Ouest, Toulon centre, renforcés par la Garde et Six-Fours, placés sous le commandement, le commandant Loïc Lambert, rejoint par le colonel Jacques Baudot, ont été mobilisés. Laquelle avait été neutralisée avec l'aide du service de sécurité incendie de l'HIA.
Parking fermé
Les patients et visiteurs, présents dans le hall de l'établissement, ont été confinés, un temps, par mesure de sécurité.
Seule conséquence immédiate : « L'accès au parking sinistré a été immédiatement interdit, pour un délai indéterminé, dans l'attente des expertises en cours », selon le médecin chef. Des examens du service d'infrastructure de la défense se sont portés plus précisément sur la structure en béton, soumise à une chaleur intense.
Celle-ci n'a pas épargné les vingt-cinq véhicules, stationnés sur le niveau sinistré, et fortement endommagés (pneus éclatés, vitres et pare-brise éclatés…). Les services de police devaient, dans la soirée, procéder à l'enlèvement de l'épave du véhicule mis en cause pour examens complémentaires.
Hier soir, d'après le parquet, l'hypothèse, selon laquelle, le feu de voiture, serait d'origine accidentelle, était jugée très sérieuse. Elle s'appuie notamment sur les premières constatations, effectuées, dans l'après-midi, par les experts du laboratoire de la police de Marseille avec l'appui de la cellule scientifique et technique du commissariat central de Toulon. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale.

L'évacuation a été réalisée par les agents de sécurité incendie de l'hôpital avant que les pompiers n'arrivent sur le site....
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