vendredi 16 décembre 2011

Tempête Joachim: pollution limitée après l'échouage du cargo TK Bremen

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Les secours s'affairaient vendredi pour réparer les dégâts de la tempête Joachim, qui a privé d'électricité plus de 600.000 foyers en France dans la nuit de jeudi à vendredi, abattu des arbres sur les routes, perturbé la circulation ferroviaire et entraîné l'échouage d'un cargo qui perd son carburant sur une plage naturiste du Morbihan.
La dépression venue de Grande-Bretagne s'est déplacée sur l'Allemagne dans la matinée. Il restait à la mi-journée 22 départements en vigilance orange, selon Météo France.
Après une nuit agitée dans l'Ouest, les pompiers étaient toujours "sur la brèche" dans différents départements vendredi en fin de matinée, même s'il n'y a eu "pas de problème majeur" à cause des intempéries, selon le lieutenant-colonel Florent Hivert, porte-parole de la Sécurité civile.


A la mi-journée, 319.000 foyers étaient toujours privés d'électricité dans différents départements en France, contre près de 600.000 en début de matinée, a annoncé ERDF dans un communiqué. Le Morbihan a été le département le plus touché, avec plus de 80.000 foyers privés d'électricité dans la nuit. Plus à l'est, quelque 36.000 foyers étaient notamment encore privés d'électricité vendredi midi en Bourgogne, ainsi que dans les Alpes, la Loire et l'Ain, selon ERDF.

La tempête, qui est entrée par la Bretagne jeudi soir avec des rafales allant jusqu'à 130 km/heure, a traversé la France sans faire de blessés graves et atteint la Suisse, où trois personnes ont été blessées dans le déraillement d'un train dans une forêt du Jura Bernois.

En Haute-Vienne, un homme a été blessé après avoir percuté au volant de sa voiture un arbre tombé sur la route.

EDF a annoncé vendredi à la mi-journée avoir levé son plan d'urgence interne (PUI) à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), déclenché à titre préventif à l'aube en raison de la tempête Joachim.

Vers 02H00 du matin, le TK Bremen, un cargo sous pavillon maltais qui contenait 180 tonnes de fuel et 40 tonnes de gazole, s'est échoué sur la plage naturiste de Kerminihy, dans une réserve naturelle à l'embouchure de la ria d'Etel, en perdant son carburant à cause d'une brèche à babord, selon les informations de la préfecture maritime de l'Atlantique.

Les 19 membres d'équipage ont été récupérés sains et saufs, "la pollution est limitée", il y un "risque de boulettes (de fuel, ndlr) circonscrit à la zone proche du bateau" sur la plage, a déclaré le capitaine de frégate Marc Gander, chargé de communication à la Préfecture maritime.

"Les conditions de l'accident seront déterminées par l'enquête de gendarmerie maritime qui est en cours sous la direction du parquet de Brest", a déclaré le colonel commandant le groupement de gendarmerie du Morbihan, Sylvain Laniel, au cours d'un point de presse sur place.

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est rendue sur place "pour assister aux opérations de colmatage et de dépollution" et faire le point sur les mesures à envisager.

Le passage de la violente tempête a provoqué des chutes d'arbres, coupé des routes, ce qui a perturbé les trafics ferroviaire, routier et aérien dans plusieurs départements.

La circulation des trains était paralysée au petit matin dans la région de Nantes et a été perturbée sur différentes lignes au fil du déplacement de la tempête Joachim.

Des routes ont été inondées en Champagne-Ardenne. Des rivières en crue dans le Pas-de-Calais ont entraîné quelques interventions des pompiers.

Dans la matinée, le parc du Château de Versailles (Yvelines) a annoncé qu'il serait fermé au public vendredi, en raison des conditions météorologiques. La mairie de Strasbourg a décidé de ne pas ouvrir le marché de Noël vendredi matin en raison des vents violents.

La tempête a affecté les liaisons aériennes, jeudi soir et vendredi matin, dans les aéroports de Brest, Nantes et Rennes, sans incident à l'aéroport d'Orly, ni à celui de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Des vents violents ont soufflé toute la nuit sur l'ouest de la France, avec des pointes à 133 km/h à la pointe du Raz ou à 126 km/h à Vannes comme au sémaphore de Chemoulin, près de Saint-Nazaire.



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