Selon des témoins, une fumée grise s'est élevée au dessus du bâtiment et quelque trente ambulances et camions de pompiers ont été dépêchés à l'intérieur du site et devant l'entrée principale du centre de recherche. L'agence nucléaire russe Rosatom a écarté tout risque de fuite radioactive, soulignant l'absence de flammes et affirmant que la fumée ne pouvait affecter les installations nucléaires de l'Institut. L'incendie «ne menace pas les matériaux fissiles», a assuré Sergueï Novikov, porte-parole de Rosatom. Le réacteur de recherche à eau lourde n'est plus opérationnel, a-t-il ajouté.
Greenpeace très inquiet des conséquences dans la capitale russe
L'organisation écologiste Greenpeace a exprimé sa vive préoccupation face à cet incident qualifié de «dangereux». «Cela n'aurait pas dû arriver mais cela signe un véritable échec de leurs opérations», a estimé Ivan Blokov, directeur de campagne à Greenpeace Russia. «Nous avons maintenant ici une grande quantité de substance radioactive dans le centre de Moscou et même minime, une fuite radioactive constituerait un sérieux problème», a-t-il dit.
La sûreté des installations nucléaires héritées de l'Union soviétique reste préoccupante depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986 en Ukraine, qui était à l'époque une république soviétique. Les autorités avaient mis deux jours avant de dévoiler l'ampleur de la catastrophe.
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