samedi 22 octobre 2011

DOMMARY : CRASH D’ULM


Un petit aérodrome privé à Dommary-Baroncourt, dans le canton d’Étain. Sur lequel un habitant d’Uckange de 50 ans, Fernando Cabral, avait décidé, hier, de tester le nouvel ULM jaune et bleu qu’il venait d’acheter environ 10.000€ : « Un peu avant, il avait bricolé le moteur. Puis, il a démarré, sur la piste », explique Gilles Guidi, un pilote qui se trouvait non loin de la scène.
« Tout à coup, la machine a décollé, je pense qu’il a été surpris par sa réaction. L’appareil s’est retrouvé à la verticale et a plongé le nez dans le champ. »
Immédiatement, le témoin court vers l’appareil pour vérifier l’état de santé du pilote : « J’ai vu que c’était grave alors j’ai tout de suite appelé les secours », confie l’homme dont les mains portent encore des traces de sang de la victime.
Immédiatement, des dizaines de pompiers d’Étain et de Piennes, sous les ordres du lieutenant Jean-Luc Nicolas, se sont rendus sur place à bord de deux véhicules de secours aux victimes. Ainsi que le Service médical d’urgence régional (SMUR) de Verdun.

EXPERTISE TECHNIQUE DE LA MACHINE
Le blessé a été sortiede l’appareil : il souffre d’une double fracture tibia-peroné et d’un traumatisme crânien. Fernando Cabral était cependant conscient et a pu répondre aux questions des médecins avant d’être transporté à l’hôpital de Verdun. Où il devait être examiné et, en fonction de son état de santé, transféré au centre hospitalier universitaire de Nancy-Brabois.
Les raisons du crash ? Philippe Ficarelli, propriétaire de l’aérodrome depuis 1993, émet une hypothèse : « Il n’était peut-être pas habitué à ce type de machine », souligne-t-il. Mauvaise manipulation ? Seule l’enquête pourra le définir. Les militaires de la communauté de brigades d’Étain se sont rendus sur place pour les premières constatations : « Ensuite, les gendarmes des transports aériens prendront le relais pour le volet technique de l’affaire en effectuant une expertise de l’avion », souligne Pierre-Yves Le Trong, commandant de la compagnie de Verdun, présent sur les lieux aux côtés d’Yves Le Clair, procureur de la République de Verdun.
Une question se posait, hier, au milieu du champ : pourquoi le quinquagénaire est monté dans son ULM alors qu’il faisait un épais brouillard ? Le témoin de la scène précise qu’au moment de l’accident, « il y avait beaucoup plus de visibilité. » Et est certain d’une chose : « Il ne voulait pas décoller. »

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