La situation est délicate, présente en ce jeudi après-midi, le capitaine Alain Quéré, chef des opérations et commandant de la caserne de Landerneau. Le foyer de l'incendie se déplace et les conditions d'accès à Milin-Nevez, où a pris le feu, sont très difficiles. »Du hameau de Mescoat, où viennent se ravitailler en eau les camions, jusqu'au coeur de la forêt, plus de deux kilomètres de piste à la limite du praticable. « Un engin est passé pour terrasser la voie mais plus les véhicules passent, plus l'état de la piste se dégrade », déplore Jean-Marc, conducteur hors-chemin, soucieux de ne pas s'embourber.On suffoque sous la chaleurAujourd'hui, douze casernes du Finistère apportent leur secours humain pour enrayer le feu. La tâche est immense. « Le feu est circonscrit mais l'éteindre, c'est autre chose, lâche le capitaine Quéré. Il est ancré en profondeur, ce qui implique qu'on ne maîtrise pas ses mouvements. » L'objectif des pompiers : retourner à la force des bras, les deux hectares de tourbe qui brûlent, puis les noyer d'eau.Le ballet des camions-citerne, qui contiennent jusqu'à 14 000 litres d'eau, est incessant. Les tuyaux d'eau sont déroulés sur plusieurs centaines de mètres jusqu'au sommet de la tourbière. A flanc de colline, gantés et casqués, les soldats du feu tentent d'étouffer le brasier, armés de lances à eau et de râteaux. On suffoque sous la chaleur. Karine Pennec veille à ce que les hommes s'hydratent. L'infirmière volontaire tend à chacun d'eux des bouteilles d'eau minérale.Le jour décline. « J'espérais en avoir terminé avant la nuit », regrette le commandant des opérations. Pour les soldats du feu, une seconde nuit de lutte acharnée s'annonce.
Source http://www.ouest-france.fr
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