dimanche 2 octobre 2011

Feu dans le bois de Kerfaven : déjà 24 heures de lutte acharnée - Ploudiry


Une cinquantaine de pompiers sont mobilisés à Milin-Nevez, en Ploudiry, sous le commandement du capitaine Quéré (à droite).
La fatigue se lit sur les visages. Depuis mercredi soir, une cinquantaine de pompiers du département sont mobilisés dans le bois de Kerfaven, en Ploudiry. Là, au milieu des fougères et des genêts brûlés par la chaleur, deux hectares de tourbe se consument à vitesse grand V.

La situation est délicate, présente en ce jeudi après-midi, le capitaine Alain Quéré, chef des opérations et commandant de la caserne de Landerneau. Le foyer de l'incendie se déplace et les conditions d'accès à Milin-Nevez, où a pris le feu, sont très difficiles. »Du hameau de Mescoat, où viennent se ravitailler en eau les camions, jusqu'au coeur de la forêt, plus de deux kilomètres de piste à la limite du praticable. « Un engin est passé pour terrasser la voie mais plus les véhicules passent, plus l'état de la piste se dégrade », déplore Jean-Marc, conducteur hors-chemin, soucieux de ne pas s'embourber.On suffoque sous la chaleurAujourd'hui, douze casernes du Finistère apportent leur secours humain pour enrayer le feu. La tâche est immense. « Le feu est circonscrit mais l'éteindre, c'est autre chose, lâche le capitaine Quéré. Il est ancré en profondeur, ce qui implique qu'on ne maîtrise pas ses mouvements. » L'objectif des pompiers : retourner à la force des bras, les deux hectares de tourbe qui brûlent, puis les noyer d'eau.Le ballet des camions-citerne, qui contiennent jusqu'à 14 000 litres d'eau, est incessant. Les tuyaux d'eau sont déroulés sur plusieurs centaines de mètres jusqu'au sommet de la tourbière. A flanc de colline, gantés et casqués, les soldats du feu tentent d'étouffer le brasier, armés de lances à eau et de râteaux. On suffoque sous la chaleur. Karine Pennec veille à ce que les hommes s'hydratent. L'infirmière volontaire tend à chacun d'eux des bouteilles d'eau minérale.Le jour décline. « J'espérais en avoir terminé avant la nuit », regrette le commandant des opérations. Pour les soldats du feu, une seconde nuit de lutte acharnée s'annonce.

Source http://www.ouest-france.fr

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