vendredi 14 octobre 2011

Laon : Un appartement en feu à la résidence Albert-Jamin

Hier soir, pour une raison encore inconnue, un appartement de la rue de la Linotte à Laon a été la proie des flammes.

«J'AI d'abord senti une mauvaise odeur de brûlé et puis, j'ai entendu des bruits de verre. Je suis allé sur le palier. Le rez-de-chaussée était enfumé alors je suis vite sorti dehors. Il y avait des flammes gigantesques. Et les sapeurs-pompiers sont arrivés à ce moment-là. » Claude, 58 ans, regarde les secours s'activer, une demi-heure après que l'alerte ait été donnée.
De la fumée sort toujours de l'appartement situé au septième et dernier étage du bloc 6 de la résidence Albert-Jamin mais plus aucune flamme. « L'appartement était en fusion. C'est exactement le terme. » D'autres riverains acquiescent. « J'habite au 6e, les persiennes étaient brûlantes. »

Trente personnes évacuéesElodie Leclerc, jeune femme du quartier montre la vidéo qu'elle a prise avec son téléphone. Des flammes hautes de plusieurs mètres s'élèvent vers le ciel d'un seul coup éclairé. « C'était très impressionnant. »
Les premiers sapeurs-pompiers de Laon, pourtant habitués à de tels sinistres, ne disent pas autre chose : « On a vu l'incendie dès le boulevard Brossolette. A notre arrivée, le feu était quasi généralisé à l'appartement. Comme on dit dans notre jargon : le feu était éclaté. Toutes les fenêtres étaient allumées. Les résidants étaient en cours d'évacuation », précise le lieutenant Cédric Berko qui a géré le dispositif côté pompiers. Trente personnes au bas mot se sont ainsi retrouvées dans la rue. Il était plus que temps que les secours n'arrivent. Au total, dix-neuf sapeurs-pompiers essentiellement de Laon mais aussi de La Fère ont été mobilisés.
« Un jeune d'une trentaine d'années habite seul l'appartement depuis quelques années déjà », explique un de ses voisins. « Quand il est rentré chez lui, il s'est rendu compte qu'il y avait le feu. Il a essayé d'éteindre les flammes avec de l'eau mais l'incendie était trop important. » Légèrement intoxiqué, il a refusé son transport au centre hospitalier de Laon.
Vers 21 h 30, alors que le foyer était éteint, il restait encore de longues heures de travail pour les soldats du feu. « On doit procéder à la reconnaissance des appartements les plus proches, déblayer et s'assurer qu'il n'y a pas de risque de reprise. S'il le faut, on mettra en place une surveillance cette nuit par un système de ronde. » Hier soir, aux pieds des immeubles, les policiers procédaient aux premières investigations.

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