mercredi 23 novembre 2011

Arras : Un feu de cheminée se propage aux toits : quatre personnes ...

Un incendie s'est déclaré dans la nuit de lundi à mardi, peu avant 4 heures, rue André-Bouloche, à Arras. Le feu, qui aurait pris au niveau d'une cheminée à bois, s'est ensuite propagé à la toiture d'une maison, puis à une autre. Quatre personnes ont été évacuées. Les dégâts s'annoncent très importants.

Les yeux hagards, accoudé sur le volant de sa voiture, le jeune homme observe le ballet des pompiers, qui s'affairent sur le toit de sa maison. Comme sorti d'un mauvais rêve. À quelques mètres, son père, propriétaire de la maison, fait les cent pas, comme pour se calmer. Depuis de longues minutes, les soldats du feu combattent un incendie qui, petit à petit, grignote le toit de leur maison, au n°6 de la rue André-Boulloche, non loin du lycée Savary, à côté du plan d'eau. C'est en pleine nuit, peu avant 4 heures, que le jeune homme a été tiré de son sommeil, pris de toussotements. Lorsqu'il a constaté les dégâts et tenté de circonscrire le sinistre au niveau de sa cheminée à bois, il était trop tard.

Dans la foulée, les pompiers d'Arras ont été mis en alerte. Mais ce qui n'était au départ qu'un feu de cheminée s'est rapidement transformé en feu de toiture. « Quand on est arrivé, la toiture était complètement embrasée, explique Marc Pigache, commandant des opérations de secours.

Les flammes sortaient du toit. Le problème, c'est que les combles du n°6 et du n°4 communiquent entre elles, du coup il faut dégarnir les toitures ». Et sous les yeux des riverains et de la police, les pompiers doivent attaquer le brasier en ouvrant la toiture. C'est une avalanche de tuiles qui roulent le long du toit. Au sol, deux lances à incendie ont été actionnées dans la maison. Une troisième lance, positionnée sur la grande échelle pivotante, est aussi de sortie. Au total, une quinzaine de soldats du feu s'activent pour sauver ce qui peut encore l'être. L'intervention n'a pris fin qu'après 8 heures, le temps de circonscrire les foyers résiduels.

Les trois occupants du n°4 ont dû être évacués, outre le jeune homme qui résidait au n°6. Ils devaient être accueillis par des membres de leur famille. La communauté urbaine d'Arras, représentée sur place par Claude Féret notamment, devait proposer un accompagnement des victimes via l'AVIJ et ses juristes. En particulier pour l'accompagnement juridique et les démarches d'assurance. Une aide psychologique devait aussi être proposée.La Voix du Nord

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