Viol en réunion et violences volontairesNeuf des douze pompiers présentés au juge d’instruction ont été mis en examen pour violences volontaires aggravées tandis que l’entraîneur et le capitaine de l’équipe ont été mis en examen pour non-empêchement de crime ou délit.
Quatre des douze pompiers ont par ailleurs été mis en examen pour viol en réunion dans cette enquête sur des faits survenus dimanche 6 mai dans l’autocar qui ramenait l’équipe de 33 gymnastes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), après une compétition à Colmar.
Onze pompiers laissés libresCelui qui est soupçonné d’être l’auteur principal a été placé en détention provisoire. Les trois autres co-auteurs présumés ont été laissés libres, contrairement aux réquisitions du parquet, tout comme les huit autres pompiers mis en examen.
Ils ont été remis aux autorités militaires, qui ont ouvert une enquête interne conduite par la hiérarchie de la BSPP. Il n’existe pas de contrôle judiciaire pour les militaires.
La scène a été filméeUn jeune engagé avait déposé plainte pour viol, accusant un de ses collègues de l’avoir violé avec une bouteille devant d’autres pompiers, dont un officier, après une séance de bizutage qui aurait mal tourné. La scène a été filmée par un téléphone portable.
« Briser la loi du silence »Un autre pompier a porté plainte pour des coups qu’il aurait subis dans le même autocar. Sa plainte a été retenue et jointe aux poursuites. Me Nicolas Cellupica, l’avocat des deux jeunes recrues a appelé vendredi d’éventuelles autres victimes à « briser la loi du silence ».
Alors que les deux victimes ont décidé de renoncer à leur carrière chez les sapeurs-pompiers de Paris et qu'elles vont faire l'objet d'un suivi psychologique, toutes les manifestations de l'équipe spéciale de gymnastique de la BSPP ont été suspendues jusqu'à nouvel ordre.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Vous pouvez mettre un commentaire en lien avec cet article.
Tout commentaire hors sujet ou ayant un caractère qui sera jugé mal placé sera supprimé.